Kinshasa : les vendeurs de friperie dénoncent une nouvelle taxe d’estampillage de 5 dollars par ballot

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Kinshasa : les vendeurs de friperie dénoncent une nouvelle taxe d’estampillage de 5 dollars par ballot

Les activités restent perturbées dans le secteur de la friperie à Kinshasa à la suite de l’instauration d’une taxe d’estampillage de 5 dollars américains par ballot, mesure contestée par les opérateurs économiques concernés.

A en croire l’un des conseils de la Corporation des vendeurs de friperie en RDC contacté par notre Rédaction, Me Rolly Makakidi, cette nouvelle perception est considérée comme une charge supplémentaire qui risque d’alourdir davantage les coûts d’exploitation des commerçants.

Selon lui, l’estampillage est normalement destiné à garantir la qualité ou l’origine d’un produit. Or, dans le cas de la friperie, les ballots sont composés de vêtements de seconde main dont le contenu n’est généralement connu qu’après leur ouverture, rendant difficile toute certification préalable de leur qualité.

« Il s’agit davantage d’une simple apposition de cachet sur les ballots que d’un véritable contrôle de conformité », soutient-il, estimant que la perception de 5 dollars par ballot s’apparente à une surtaxe qui pourrait être répercutée sur les prix de vente au détail.

Les commerçants craignent ainsi un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages kinois, particulièrement des femmes qui constituent l’essentiel de la clientèle de ce secteur.

Par ailleurs, les représentants des vendeurs de friperie contestent l’argument selon lequel le taux aurait été préalablement discuté avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), affirmant que la majorité des opérateurs du secteur n’y sont pas affiliés.

Face à cette situation, la Corporation des vendeurs de friperie appelle les Autorités provinciales, notamment le Gouverneur de la ville de Kinshasa, à ouvrir un dialogue avec les différentes parties prenantes afin de trouver une solution susceptible de permettre la reprise normale des activités commerciales.

Raphaël Ngoma

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