EXCLUSIF | Baleine échouée à Muanda : toujours vivante, elle mobilise autorités nationales et services de conservation, tout savoir dans les moindres détails
L’échouage d’une baleine sur le littoral de Muanda continue de susciter une vive émotion au sein de la population. Depuis plusieurs jours, les habitants suivent avec inquiétude l’évolution de la situation de ce gigantesque mammifère marin, dont la présence inhabituelle sur les côtes congolaises a attiré des centaines de curieux.
Contrairement à certaines informations ayant circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la baleine est encore en vie jusqu’à ce Vendredi 3 juillet 2026, selon les dernières constatations effectuées sur place.
Face à cette situation exceptionnelle, les autorités provinciales, les services techniques et les partenaires environnementaux poursuivent leurs efforts afin de sauver l’animal et de protéger la population contre d’éventuels risques sanitaires.
Le Gouvernement s’implique dans les opérations
L’importance de l’événement a conduit à l’implication directe du Gouvernement central.
Le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, s’est rendu à Muanda où il a été accueilli par les autorités locales.
Sa présence vise notamment à évaluer l’état de la baleine et à coordonner les différentes interventions destinées à favoriser son sauvetage.
Cette visite témoigne de l’intérêt accordé par les Autorités nationales à un événement considéré comme rare sur le littoral congolais.
L’ICCN appelle à la vigilance
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, M. De Dieu Biaombe, Directeur provincial de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) au Kongo Central et Chef de Site du Parc Marin des Mangroves, a lancé un appel pressant à la population.
Selon lui, personne ne doit toucher l’animal ni tenter de prélever sa viande.
L’ICCN rappelle que les causes exactes de l’échouage et de l’état de santé du cétacé demeurent inconnues à ce stade.
« Nous demandons à la population de ne pas toucher l’animal et de ne pas consommer sa viande. Nous devons privilégier la prévention tant que nous ne connaissons pas les causes exactes de sa situation », a expliqué le responsable de l’ICCN.
Des risques sanitaires réels
Pour les spécialistes de la conservation, l’une des principales préoccupations concerne les risques potentiels de transmission de maladies.
L’animal pourrait être porteur d’agents pathogènes ou avoir été exposé à des facteurs environnementaux encore inconnus.
C’est pour cette raison que l’ICCN recommande à toute personne ayant été en contact direct avec la baleine de consulter les structures sanitaires compétentes en cas de besoin.
Les autorités environnementales estiment qu’il est préférable d’appliquer le principe de précaution jusqu’à ce que des analyses plus approfondies permettent d’établir les causes exactes de cet échouage.
Une mobilisation collective à Muanda
Depuis l’apparition du mammifère marin sur la plage, plusieurs services se sont mobilisés pour tenter de lui porter assistance.
L’ICCN travaille aux côtés des autorités administratives, des services techniques, des organisations environnementales et de différents partenaires présents dans la Cité côtière.
Selon M. De Dieu Biaombe, les dimensions impressionnantes de la baleine rendent les opérations particulièrement complexes.
Le déplacement d’un animal de plusieurs tonnes nécessite des équipements spécialisés qui ne sont pas toujours disponibles immédiatement sur place.
« La gestion d’une baleine de cette taille demande d’importants moyens techniques et humains », souligne-t-il.
Un phénomène rare mais pas totalement inédit
Les spécialistes rappellent que les baleines fréquentent régulièrement les eaux de l’océan Atlantique bordant l’Afrique centrale.
Toutefois, leur échouage sur les plages de la RDC demeure un événement exceptionnel.
Pour le Directeur provincial de l’ICCN, cette situation constitue l’une des plus importantes interventions de ce type jamais observées à Muanda.
La présence de l’animal offre également une occasion unique de sensibiliser les communautés à l’importance de la biodiversité marine et à la protection des espèces qui fréquentent les eaux congolaises.
L’appel des organisations environnementales
De son côté, le CAADD (Cadre d’Acteurs et d’Actions pour le Développement Durable) invite la population à respecter strictement les consignes des autorités.
L’organisation recommande notamment :
– de ne pas toucher la baleine ;
– dene pas consommer sa viande ;
– d’eviter tout contact prolongé avec l’animal ;
– de signaler toute situation inhabituelle aux autorités compétentes.
Pour les défenseurs de l’environnement, la protection de la santé publique doit aller de pair avec la préservation de la biodiversité marine.
Tous les regards tournés vers Muanda
Alors que les opérations de sauvetage se poursuivent, l’attention reste focalisée sur l’évolution de l’état de la baleine.
Entre espoir de sauvetage, mobilisation des autorités et préoccupations sanitaires, cet événement inédit continue de marquer les esprits à Muanda et bien au-delà.
Les prochaines heures seront déterminantes pour l’issue des opérations engagées sur le littoral congolais.
Par Raphaël Ngoma | Rédaction Lieso.cd
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