RDC : Le Ministère de l’Enseignement supérieur annonce la fermeture des extensions et auditoires délocalisés non autorisés

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Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations a annoncé la fermeture définitive des extensions et auditoires délocalisés identifiés au cours de l’année académique 2025-2026 et dûment concernés par les mesures en vigueur. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’assainissement du secteur de l’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel daté du 28 août 2026 à Kinshasa, le cabinet de la ministre rappelle que ces mesures découlent notamment de la note circulaire n° 026/MINESURSI/CAB.MIN/SASMT/CDM/2025 ainsi que des lettres administratives relatives à la fermeture des structures concernées.

Selon le Ministère, cette démarche vise à garantir la qualité de la formation, la viabilité des établissements, la régularité des cursus ainsi que la valeur des diplômes délivrés en RDC.

Le communiqué précise également que le traitement des nouvelles demandes d’autorisation de fonctionnement, d’agrément et de prise en charge est suspendu jusqu’à nouvel ordre, conformément à l’arrêté ministériel en vigueur. Ainsi, aucun établissement, aucune extension ni aucun auditoire délocalisé ne peut se prévaloir d’une autorisation ou d’un agrément acquis durant cette période sans un acte réglementaire exprès délivré par l’autorité compétente.

Le Ministère souligne que seuls les établissements régulièrement autorisés à fonctionner et agréés sont habilités à organiser des enseignements, à inscrire des étudiants et à délivrer des titres académiques, dans les limites fixées par leurs actes juridiques. Une demande en cours d’examen, un accusé de réception ou toute autre correspondance administrative ne constitue donc pas une autorisation de fonctionnement.

À Muanda, dans la province du Kongo Central, cette mesure interpelle particulièrement le secteur de l’enseignement supérieur. Selon les informations disponibles, en dehors des deux instituts supérieurs publics qui fonctionnent dans la cité depuis plusieurs années, seuls une université privée et un institut supérieur privé sont autorisés à fonctionner. Cette situation invite les parents et les étudiants à redoubler de vigilance face aux établissements qui proposent des formations universitaires sans disposer des autorisations requises.

Un appel à la vigilance des parents et des étudiants

Face à cette situation, les parents et les étudiants sont invités à vérifier, avant toute inscription ou tout paiement, la référence de l’arrêté ministériel autorisant le fonctionnement de l’établissement concerné, ainsi que son éventuel agrément et le site reconnu.

Le Ministère prévient que toute inscription dans un établissement non autorisé, une extension fermée ou un auditoire délocalisé non reconnu expose l’étudiant au risque de suivre un cursus irrégulier et de ne pas obtenir un diplôme légalement reconnu.

Par ailleurs, les présidents des conseils d’administration, les conférences provinciales des chefs d’établissements et les responsables des institutions d’enseignement supérieur sont appelés à signaler sans délai toute réouverture irrégulière d’un site fermé, toute création non autorisée ainsi que toute publicité ou campagne d’inscription contraire aux mesures prises.

Les établissements légalement reconnus sont également tenus de faire figurer, sur leurs avis et annonces d’inscription, les références de leurs actes d’autorisation de fonctionnement et d’agrément.

Enfin, le Ministère appelle ainsi l’ensemble des acteurs à la vigilance et à la responsabilité afin de protéger les étudiants, les familles et la crédibilité du système national de l’enseignement supérieur et universitaire.

Raphaël Ngoma

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