‎Muanda : polémique autour des démolitions à Budu-Budu, un huissier de justice apporte des clarifications

0
POST 180

A Muanda, la démolition de plusieurs habitations à Budu-Budu, sur la route menant vers la frontière de Yema, continue de susciter une vive controverse, notamment sur les réseaux sociaux où circulent diverses versions des faits.

‎Mais au-delà de la polémique en ligne, la situation a également dégénéré sur le terrain. Le Mardi 24 Mars 2026, la tension est montée d’un cran dans cette cité côtière du Kongo Central, lorsque des opérations de démolition, menées à l’aide d’un engin lourd et sous la protection de la Police Nationale Congolaise, ont provoqué la colère des habitants concernés.

‎En signe de protestation, plusieurs riverains ont érigé des barricades sur la route menant vers Yema, perturbant la circulation pendant plusieurs heures. Des discussions ont été engagées entre autorités locales et populations affectées afin de tenter d’apaiser les tensions.

‎Face à cette situation, Maître Hubert Kuwa Malonda, huissier de justice près la Cour d’appel du Kongo Central, est intervenu pour éclairer l’opinion publique.

‎Une décision judiciaire à l’origine des démolitions

‎Contrairement aux accusations relayées sur plusieurs plateformes, qui pointent une initiative individuelle, Maître Hubert Kuwa Malonda affirme que les opérations de démolition s’inscrivent dans le cadre strict de l’exécution d’une décision de justice.

‎« Il ne s’agit nullement d’une action personnelle », précise-t-il, soulignant que la procédure fait suite à un contentieux foncier tranché par les juridictions compétentes.

‎Selon les éléments rendus publics, la justice a reconnu le clan Makakidi comme propriétaire légitime de la concession dite Oliveira, à l’origine du litige.

‎Désinformation et tensions sur les réseaux sociaux

‎Lors des démolitions, plusieurs publications sur les réseaux sociaux présentent des versions divergentes, certaines accusant directement Monsieur Raphaël Makakidi Baza d’abus ou de se transformer en justice.

‎Ces informations, non vérifiées, ont contribué à alimenter la tension au sein de la population locale, où de nombreuses familles affirment avoir acquis leurs parcelles en toute bonne foi.

‎Cette situation met en lumière un problème récurrent en République démocratique du Congo : la superposition de titres fonciers, les ventes multiples de terrains et le manque de sécurisation juridique des acquisitions immobilières.

‎Appel au dialogue pour éviter l’escalade

‎Dans ce contexte sensible, Maître Hubert Kuwa Malonda invite les occupants des parcelles concernées à privilégier une approche apaisée.

‎Il recommande aux acquéreurs de se rapprocher du propriétaire reconnu par la justice afin de rechercher un compromis susceptible de prévenir de nouveaux conflits.

‎« Il est important d’éviter toute confrontation inutile et de privilégier les voies légales », insiste-t-il.

‎Une affaire révélatrice des défis fonciers locaux

‎Au-delà du cas de Budu-Budu, cette affaire relance le débat sur la gestion foncière dans la province du Kongo Central, où les litiges liés à la propriété des terres sont fréquents.

‎Entre décisions de justice, tensions sociales et circulation rapide d’informations sur les réseaux sociaux, la situation illustre la nécessité d’un meilleur encadrement des transactions foncières et d’une communication plus efficace des autorités pour prévenir les conflits.

‎Raphaël Ngoma

Loading

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *