Muanda : la société civile annonce une “ville morte” et des sit-in pour exiger le départ de l’Administrateur du Territoire
La tension monte dans le Territoire de Muanda, au Kongo Central. Dans une correspondance officielle datée du 17 Décembre 2025, la Synergie des associations et acteurs de la société civile de Muanda informe les autorités provinciales et nationales de la tenue imminente d’actions citoyennes de grande envergure contre l’Administrateur du Territoire.
Dans cette lettre adressée à l’Administrateur du Territoire de Muanda, et transmise en copie notamment aux députés nationaux et provinciaux élus de Muanda, au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, au Gouverneur du Kongo Central ainsi qu’aux services de sécurité, les organisateurs dressent un tableau sombre de la gestion territoriale actuelle.
Des accusations graves contre l’administration territoriale
La société civile affirme que la population muandaise, dans sa majorité, désapprouve la manière dont le Territoire est administré. Elle dénonce notamment :
- la violation des textes réglementaires et des décisions hiérarchiques ;
- l’abus de pouvoir ;
- le gangstérisme administratif ;
- ainsi que la privatisation présumée des biens de l’État.
Selon les signataires, plusieurs démarches entreprises auprès des autorités compétentes, accompagnées de rapports documentés, n’ont produit aucun résultat concret, accentuant ainsi le mécontentement populaire.
La population réclame le départ de l’Administrateur
Face à ce qu’elle qualifie de mauvaise gouvernance persistante, la population de Muanda demande purement et simplement le départ de l’actuel Administrateur du Territoire. Les organisateurs estiment qu’une telle administration ne favorise ni la paix sociale ni le développement local.
Annonce d’une “ville morte” et des sit-in
S’appuyant sur l’article 26 de la Constitution de la RDC, qui garantit la liberté de manifestation pacifique, la Synergie des associations annonce :
- une journée de “ville morte” le lundi 22 décembre 2025 ;
- suivie de sit-in à partir du Mardi 23 Décembre 2025, organisés sur le terrain du Territoire de Muanda, et ce jusqu’à l’obtention du départ de l’Administrateur contesté.
Les organisateurs précisent que ces actions se veulent citoyennes et patriotiques, et visent à faire entendre la voix d’une population qui se dit longtemps ignorée.
Un climat sous haute surveillance
Alors que le document a déjà été réceptionné par plusieurs services, dont l’ANR, la DGM, la Police nationale congolaise et le Parquet près le Tribunal de Paix de Muanda, l’attention est désormais tournée vers la réaction des autorités compétentes, appelées à prévenir toute escalade et à privilégier une issue institutionnelle à la crise.
La Rédaction
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