‎Kongo-Central : Après l’IGF et les dénonciations de l’honorable Jean Ndombasi, les cabinets ministériels limités à 20 membres

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‎Un document officiel signé par le Directeur de Cabinet du Gouverneur du Kongo-Central circule depuis le 25 février 2026 à Matadi et sur le réseaux sociaux. Il s’agit d’une correspondance adressée aux ministres provinciaux leur rappelant l’obligation de revoir la composition de leurs cabinets respectifs.

‎Selon cette note, les cabinets ministériels ne doivent pas dépasser 20 membres, quel que soit le nombre de portefeuilles attribués. L’Autorité provinciale exige que cette régularisation intervienne avant le 1er mars 2026, en conformité avec les observations formulées par l’Inspection Générale des Finances (IGF) lors de sa dernière mission de contrôle dans la province.

‎La correspondance évoque également le respect de la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, telle que modifiée et complétée par la loi n°13/008 du 22 janvier 2013.

Un contexte marqué par des dénonciations répétées

‎Ce rappel intervient dans un climat déjà tendu autour de la gestion administrative et financière de la province.

‎En novembre dernier, le Député provincial élu de Muanda Jean Kimboko Ndombasi avait publiquement dénoncé au cours d’une plénière à l’Assemblée provinciale, la mauvaise gestion de la rétrocession pétrolière ainsi que le gonflement du personnel administratif au sein des institutions provinciales. Il évoquait notamment un effectif jugé pléthorique dans certains cabinets.

‎Quelques jours plus tard, sa fille, Exaucée Ndombasi, annonçait sa démission du Cabinet du Gouverneur, dénonçant un climat d’hostilité après les prises de position de son père à l’Assemblée provinciale.

Vers une rationalisation des dépenses publiques ?

‎La nouvelle instruction du Gouvernorat semble ainsi s’inscrire dans une logique de rationalisation des effectifs et de maîtrise des dépenses publiques, alors que les critiques sur la gestion des ressources provinciales persistent.

‎La question du nombre pléthorique des membres des cabinets ministériels reste sensible dans un contexte où la province fait face à des défis budgétaires importants, notamment liés à la rétrocession pétrolière.

‎Reste à voir si cette mesure sera effectivement appliquée et si elle permettra de répondre aux préoccupations exprimées par certains élus et acteurs politiques du Kongo-Central.

‎Raphaël Ngoma

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