Afrique : le Kenya lance le lénacapavir, une injection préventive deux fois par an pour lutter contre le VIH
Le Kenya franchit une nouvelle étape dans la lutte contre le VIH. Les autorités sanitaires ont officiellement lancé le déploiement du lénacapavir, un traitement préventif injectable administré deux fois par an et présenté comme une avancée majeure dans la prévention du virus.
Le pays devient ainsi l’un des premiers en Afrique à introduire cette nouvelle option à grande échelle.
Une alternative aux traitements quotidiens
Le lénacapavir est une forme de prophylaxie pré-exposition (PrEP) à action prolongée. Contrairement aux traitements oraux pris quotidiennement, cette injection ne nécessite que deux administrations par an.
Selon les données issues des essais cliniques et relayées par les autorités sanitaires Kényanes, le médicament permettrait de réduire le risque de transmission du VIH de plus de 99 % lorsqu’il est correctement administré dans le cadre de la prévention.
Cette innovation pourrait constituer une réponse aux difficultés d’observance liées à la prise quotidienne de comprimés, notamment chez les populations les plus exposées.
Un déploiement soutenu par des partenaires internationaux
Le lancement du traitement au Kenya s’inscrit dans un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences et le Fonds mondial de lutte contre le sida.
Les autorités ont indiqué que le traitement sera mis à disposition gratuitement pour les bénéficiaires ciblés dans les centres de santé participant au programme.
Un enjeu de santé publique majeur
Le Kenya reste l’un des pays d’Afrique subsaharienne les plus concernés par le VIH, malgré les progrès réalisés ces dernières années en matière de dépistage et d’accès aux antirétroviraux.
L’introduction du lénacapavir pourrait ainsi renforcer considérablement la stratégie nationale de prévention, en particulier auprès des jeunes et des populations à haut risque.
Présentée comme une innovation majeure, cette injection semestrielle pourrait transformer la lutte contre le VIH sur le continent, si son déploiement se confirme à grande échelle.
Raphaël Ngoma
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